CM · E.2010.5.1

Orgue de salon

Instrument image

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© Photo: Claude Germain

Description

Clavier : frontons "à l'anglaise", placage d'os avec double filet d'ébène au niveau des feintes pour les naturelles, feintes en ébène ou poirier noirci. Les touches sont celles d'un pianoforte avec deux plombs encastrés à l'extrémité et un guide en ébène. Comme dans un pianoforte, le clavier est déporté à gauche. Mécanique : la laye se trouve sous le clavier, à l'envers, et les soupapes sont actionnées directement par des pilotes en métal de 3 cm à l'avant des touches, pour bénéficier d'un effet de levier maximum. Cette mécanique, très légère, donne un toucher assez semblable à celui d'un pianoforte. Soufflerie : les soufflets cunéiformes et au-dessus le réservoir à plis parallèles se trouvent à droite, dans la même disposition que pour un pianoforte organisé qui est sous la table d'harmonie. Composition : quatre registres de 57 notes A-f'" (la1-fa3) soit en tout 228 tuyaux, tous en bois. Tous les jeux sont coupés entre le b' et le c'', ce qui implique huit tirants de registres, trois à gauche et cinq à droite. A priori on ne connaît pas les noms qui pouvaient leur être donnés, mais, par comparaison avec les sources écrites et la morphologie des tuyaux, on peut déduire que les bourdons à taille étroite de 8' et 4' sont des jeux gambés visant à imiter les instruments à cordes de l'orchestre (violon, violoncelle). La basse de 2', seul exemple connu au XVIIIe siècle de tuyau de la famille des flûtes traversières, est sans doute un fifre, tandis que le dessus de 8', correspondant aux tuyaux à biseaux inversés, est un galoubet. Basses : basson 8', galoubet basse de 2e, violon 4', violoncelle 8'. Dessus : hautbois 8', fifre 8', flûte 4', violoncelle 8'. Meuble : l'ensemble, de facture très soignée, est en acajou plaqué sur du sapin pour les panneaux, massif pour le bâti. Le dos est en sapin ainsi que le dessus de la partie haute. La table présente un encadrement de filets de marqueterie.

Provenance

Avant février 1791 : a appartenu à Claude-François-Marie Rigoley, comte d'Ogny (1757-1790) à Paris, Hôtel des Postes, rue Coq Héron, . De février 1791 à 1841 : a appartenu à sa veuve Françoise Louise Flore Mesnage de Pressigny (1770-1841) remariée en 1792 à Louis Thomas Richard d'Aubigy, baron d'Uberhern (1767-?) à Paris, Hôtel des Postes, rue Coq Héron puis Hôtel de Pressigny, rue des Jeûneurs enfin Château de Bénouville, Calvados. De 1841 à 1927 : a appartenu à sa fille Clémentine d'Aubigny, mariée au comte Hippolyte de Janzé, à son fils Charles Marie de janzé, marié à Julie Vautier et à son autre fille Yvonne de Janzé, mariée au comte Jean de Dampierre au Château de Bénouville, Calvados. Après 1927 : a appartenu à sa fille Yvonne de Janzé, mariée au comte Jean de Dampierre puis à sa propre fille Jeanne de Dampierre. Vers 1960 : a appartenu à la fille de Jeanne de Dampierre, Madame de la Missugière au Château de Fonds des Bois, Loire atlantique. Après 1960 : a été vendu à Alain Vian, antiquaire à Paris. Vers 1980 : a été vendu à André Bissonnet, antiquaire à Paris.

Inscriptions

Marqueterie sur la barre au-dessus du clavier : "ANNO 1784 FECIT / SCHWEIKART / RUE DE LA POTERIE A PARIS"

Measurements

Hauteur : 710mm. Largeur : 1630mm. Longueur : 1700mm.

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