CM · E.2016.5.7
Tambour en sablier "changgo"
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© Photo: Claude Germain
Description
Le changgo est présent dans la plupart des genres musicaux, savants et populaires. Il occupe une place importante au sein des ensembles instrumentaux dont il coordonne les séquences rythmiques. Il accompagne également les instruments joués en solo. Le fût du changgo est taillé puis tourné dans un bloc de bois de paulownia ou de peuplier. Il est entièrement creux même au niveau de l'étranglement, renforcé d'un tube dont le diamètre déterminera le timbre de l'instrument. Les deux peaux animales sont tendues sur deux cerclages métalliques plus larges que les ouvertures du fût et sont reliées entre elles par une cordelette torsadée qui passe alternativement au travers de huit petits anneaux munis de crochets fixés sur chacune des deux peaux. La tension des peaux est obtenue en faisant coulisser huit manchons de cuir qui réunissent les sections du laçage deux par deux. Selon un texte de la fin du XVe siècle, le changgo possédait deux peaux de cheval, l'une étant plus épaisse que l'autre pour des raisons d'expressivité. De nos jours, une peau de vache a remplacé la plus épaisse et une peau de chien ou de mouton s'est substituée à la plus fine.
Measurements
Longueur : 530mm. Diamètre : 460mm.
Further reading & links
- menu_book Ensemble d'instruments, Corée du sud, 2015, E.2015.5.1-10 - Philippe Bruguière - 1085300 mediatheque.philharmoniedeparis.fr